11.05.2008

Velib-pourri.com

ça va bientôt faire un an que Vélib a été lancé. L'dée était et reste excellente. Mais c'était sans compter sur l'incivisme indécrottable des parisiens, et des français en général, car, dans les villes ou les vélos en libre service existent, le problème est le même : vandalisme de la part de certains usagers, malhonnêteté de la société qui a mis en place le système (Decaux à Paris), gargarisation et auto-satisfaction des politiques, quelque soit le parti .....et j'en passe.

Aussi, pour tous ceux qui rencontrent des problèmes avec Vélib, un site a été crée. Cela ne résout rien, mais permet au moins d'exprimer son mécontentement ou d'échanger des tuyaux 

velib-pourri.com

N'hésitez pas à vous y inscrire et à donner votre avis

car, plus on est nombreux, plus la pression sera importante,

aussi bien auprès des sociétés exploitantes,

qu'auprès des pouvoirs publics

qui rechignent toujours à voter une loi permettant de créer les fameuses

CLASS ACTION

qui permettraient enfin aux utilisateurs de se défendre.

29.04.2008

GHB : attention DANGER ou Les Grandes Heures de la Bêtise

 Il y a quelques mois, j'ai publié l'article ci-après, sur le GHB. Le premier jet, très violent avait été remanié par Cléo, comme moi, DJ, afin d'en donner une lecture, disons, plus douce.

Le GHB tue! Seul ou avec de l'alcool ou toute autre substance illicite et est une plaie pour le monde de la nuit. Avec les évènements récents, peut-être va t-il y avoir enfin une sérieuse prise de conscience. Depuis des années, je me bats, plutôt seul d'ailleurs, et avec mes moyens, contre ce phénomène très répandu, quoiqu'en disent certains! Mais il est hors de question de stigmatiser le milieu gay, car le GHB concerne tout le monde, et particulièrement, la jeune génération. Seule la prévention, très active, et un engagement de l'état très fort, pourront permettre d'enrayer ce phénomène croissant.

 première parution : janvier 2008

Le GHB (acide gamma hydroxy-butyrique) est un psychotrope dépresseur utilisé à des fins à la fois médicales et détournées. Il est produit physiologiquement dans le cerveau des mammifères et a été synthétisé pour la 1ère fois au début des années 20. C'est au  cours de ses études sur le GABA, un neurotransmetteur dont la structure chimique lui est très proche, qu'Henri LABORIT le synthétise à nouveau en 1961. On l'utilise alors comme anesthésique hypnotique pour les interventions lourdes. Il n'est plus utilisé.

Son usage récréatif s'est considérablement développé au cours de ces dernières années. Du simple effet d'ébriété qu'elle provoque absorbé à faible dose jusqu'à l'arrêt cardiaque lorsqu'elle est mélangée à de l'alcool par exemple, cette drogue présente une utilisation très délicate quant à son dosage et à ses conséquences.

Chacun reste libre de son destin mais il y a certaines implications qui deviennent problématiques, voire dramatiques.

Et c'est à nous, DJ et organisateurs (du moins certains d'entre nous le souhaitent) de contrer ce fléau, les autorités semblant ne pas vouloir, ni agir, ni réagir.

C'est l'addition du nombre croissant de consommateurs (cette drogue s'achète sur le net!) et de surdosages de plus en plus fréquents de la part d'un certain nombre de clubbers qui nous sautent aux yeux lorsque nous, Dj, mixons.

Les effets de cette drogue (appelée il y a quelques temps "drogue du violeur") qui vont de la gentille euphorie jusqu'à la perte de conscience, nous conduisent à observer régulièrement devant nous une partie du Dancefloor au visage déformé, au comportement vacillant, à la conscience plus que relachée et à l'attitude "zombiesque". Parce que certains finissent par "trop charger la mûle", les loges des discothèques se transforment trop souvent en dortoirs anarchiques et DJs et Organisateurs, du même coup, en médecins du pauvre, contraints de vérifier régulièrement pouls et respiration...

C'est l'observation répétée de ces scènes pathétiques qui nous touche, nous navre et nous désespère. Nous voulons voir notre public réagir, consciemment, sur le Dancefloor et non titubant, la cervelle grillée.

Un second effet délétère qui n'est pas forcément immédiatement palpable par tous vient s'additionner à ce tableau bien peu glorieux. Il concerne directement les Organisateurs qui se voient de plus en plus souvent refuser la tenue d'évènements, supposés festifs, avec pour argument qu'ils drainent une clientèle devenue indésirable!

Un troisième effet, et celui là dramatique pour un grand nombre de personnes travaillant dans le monde de la nuit: la fermeture administrative, non pas parce que la Police a fait une descente, mais parce que 1 ou 2 ou 3 individus sont tombés dans le coma et que coma signifie Pompiers et Pompiers signifient Rapport auprès de la Police et que rapport signifient Fermeture et fermeture signifie des gens au chômage, qui ne peuvent plus travailler : Barmen, vestiaires, sécurité, Caissiers, DJ's!

De fait nous sommes plus que concernés. Petit à petit, le monde de la nuit se recroqueville comme une peau de chagrin : moins de lieux, moins d'organisateurs, moins de soirées, moins de DJ's.

Nous ne prétendons pas être des moralisateurs mais nous tirons à notre tour la sonnette d'alarme et avons choisi délibérement et en toute connaissance de cause de nous opposer aux drogues pour des raisons à la fois humaines et professionnelles.

Le seul euphorisant que nous promotionnons est LA MUSIQUE et uniquement LA MUSIQUE.

Texte rédigé par Xavier Seulmand et Cléo.